Archives de avril, 2011

Premier né d’une famille de 10 enfants, Louis Dominique Ethis voit le jour à Metz le 10 novembre 1736. Il entreprend des études de droit à l’Université de Pont-à-Mousson et sera brillament reçu à seulement 18 ans, comme avocat au Parlement de Metz.

Quelques années plus tard, en 1762, il est nommé premier secrétaire de l’intendant de Franche-Comté. Cette fonction l’amènera à entretenir avec le seigneur de Ferney, plus connu sous le nom de Voltaire, une correspondance soutenue. Le philosophe éclairé le qualifie de personnage « aussi sage que zélé pour la bonne cause ». Ce qui le conduit naturellement à être reçu à l’Académie des Belles-Lettres de Besançon.

Ainsi introduit dans le beau monde, Ethis acquiert en 1772 la charge de commissaire des guerres. A ce titre, il reçoit le serment des officiers novices, dont celui du jeune capitaine de La Fayette, première rencontre d’une longue série entre ces deux hommes.

Cette même année, lors de la liquidation des biens du châtelain Nicolas-François Léopold, il achète le château de Corny et ses dépendances, et en sera propriétaire jusqu’en 1779. Il entreprend la restauration de l’édifice et annoblit son nom en y apposant celui de ses terres. A cette époque, il est également nommé correspondant à la Société Royale des Sciences et des Arts, aujourd’hui Académie nationale de Metz.

En 1780, l’histoire le rapproche à nouveau de La Fayette : ce dernier se voit confier une mission préparatoire au secours des insurgénts d’Amérique. Ethis de Corny en sera l’intendant et quitte la France en mars 1780 à bord de la frégate l’Hermione

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Aux portes de l’évêché de Metz, Prény représente l’ultime bastion du duché de Lorraine, d’où la construction d’un château fortifié… Classé monument historique depuis 1862, ce château devint un symbole de souveraineté des ducs de Lorraine jusqu’au démantèlement du château en 1636. « Priny ! » était le cri de guerre des armées des Ducs de Lorraine. Aujourd’hui, il en reste de magnifiques ruines qui font le régal des promeneurs. Juché sur un promontoire duquel on domine la vallée du Rupt de Mad, le château offre un point de départ à de nombreuses randonnées : forêt, champs à perte de vue… et de bonnes adresses de fermes à proximité. Je conseille en particulier les fromages de la ferme de la Souleuvre (http://www.fermedelasouleuvre.fr/) : tomme affinée à la mirabelle et boutons de culotte, un régal !

Entre Metz et Pont-à-Mousson, le long de la Moselle, s’égrainent de petits villages pittoresques où il fait bon se promener. Malgré les conflits traversés par cette région, ces villages ont su entretenir un cadre agréable et soigné où le patrimoine historique est souvent mis en valeur. Parmi tous ces villages, ma préférence va naturellement à Corny-sur-Moselle. Détruit à plus de 80% pendant la seconde guerre mondiale, ce village a malgré cela su aménager des espaces naturels où il fait bon se promener en toute saison… même en hiver !

Pour tous les amoureux de nature et d’escalade, la Lorraine offre des sites variés et superbes ! Hormis le département des Vosges qui offrent de multiples surfaces équipées, ma préférence va à Lérouville. Petite ville dans la Meuse, à proximité de Commercy, Lérouville propose d’anciennes carrières équipées pour les grimpeurs. Pour les simples spectateurs, un grand espace de recul permet d’admirer les performances sportives en toute sécurité, et de s’aménager un espace pique-nique personnel, sans être les uns sur les autres, le tout dans un cadre bucolique ! Alors, laissez-vous bercer par le doux sifflement des oiseaux de Lérouville !

Cette année, Pont-à-Mousson fête ses 750 ans, l’occasion pour la ville de mettre culture et patrimoine à l’honneur. Après un week-end festif début avril qui a ouvert le bal, en lien avec l’Association des amis de l’imagerie d’Epinal, nous est proposée une conférence sur l’imagerie populaire en Lorraine. Alors, tous au rendez-vous, le 14 mai à 17h, à la Chapelle de l’institut, rue de l’Institut Magot. La conférence sera précédée d’une animation devant le public par la mise en couleur au pochoir des dernières Images d’Épinal numérotées de la ville.

http://www.ville-pont-a-mousson.fr/fichiers/activites/actualite.asp

Du 4 mars au 30 mai 2011, le Musée des Beaux-arts de Nancy propose une exposition d’estampes contemporaines, organisée en
partenariat avec le Centre de la gravure de La Louvière. A l’origine de cet ensemble, le couple Putman tente de prouver par le biais de commande à des artistes confirmés que l’estampe est un art accessible à tous. Une présentation riche et variée à ne pas manquer !

Ce qui est merveilleux avec la gravure, c’est qu’à partir d’une notion, on embrasse une multitude de disciplines : l’histoire de l’art et du livre d’une part, l’histoire des sciences et techniques d’autre part, tout en passant par l’histoire des mentalités, l’histoire politique et l’Histoire. Pour les esprits curieux, voilà une entrée en matière des plus appétissantes ! Ainsi, en partant de l’étude d’un estampe ou de l’oeuvre gravé d’un artiste, de nombreuses ramifications se créent, s’interconnectent, se distordent… pour aboutir à une évolution riche et complexe. A ce titre, la Lorraine, à l’histoire politique mouvementée, recense bien des ressources : Woeiriot, Bellange, Callot, Le Clerc, Leprince, Malardot, Lemud, Bellevoye, Prouvé, Friant, Jacquemin, Mallmann, Hilaire, Hallez, Taillandier… Pourquoi tant de lorrains ont-ils choisi la gravure comme moyen d’expression ?

A travers une approche pluridisciplinaire, ce blog se donne pour objectif d’apporter quelques embryons de réponse à cette interrogation…

Bienvenue dans le monde merveilleux de la gravure !